sélection de lots expertisés
Lot n° :147Daisho de montures:
– Shinto tanto
JAPON – Epoque EDO (1603 – 1868), XIXe siècle
Non démonté
Lame (sugata) : unokubi zukuri, iori mune
Trempe (hamon) : midare
Longueur (nagasa) : 31,5 cm
(kizu)– Shinshinto katana
JAPON – Epoque MEIJI (1868 – 1912)
Non démonté
Lame (sugata) : shinogi zukuri, iori mune
Trempe (hamon) : suguha et notare
Longueur (nagasa) : 69,5 cm
(kizu, rouille)Montures (koshira-e):
Fuchi kashira en shibuichi avec fond nanako.
Tsuba : mokko gata en fer incrusté de cuivre doré de pivoines.Fourreaux (saya): en laque noire à décor en hira maki-e de laque noire de médaillons en forme de dragons lovés.
Estimation 1.200/1.500 Euros
Lot n° :158JAPON - Epoque MUROMACHI (1333 - 1573)
Statuette en bois du prince Shotoku Taishi, (574-622) debout, représenté à seize ans, vêtu de sa robe de cour, les mains levées, initialement tenant un brûle-parfum, ses cheveux longs attachés sur le côté. Les yeux incrustés en verre. (Restaurations aux mains petits accidents, tête amovible).
H. 57 cmPrince régent auprès de l’impératrice Suiko, Shōtoku Taishi est l’une des figures majeures de l’histoire du bouddhisme japonais. La tradition lui attribue un rôle essentiel dans son implantation au Japon au début du VIIe siècle, ainsi que la fondation ou le patronage de plusieurs temples, notamment le Hōryū-ji près de Nara.
Après sa mort, il fit l’objet d’un important culte (Taishi shinkō) et fut progressivement élevé au rang de figure protectrice du bouddhisme. Son iconographie, particulièrement développée à partir de l’époque de Heian, le représente à différents âges de sa vie : enfant de deux ans (Nisai Taishi), adolescent priant pour la guérison de son père (Kōyō Taishi), ou adulte vêtu du costume de cour et tenant une tablette cérémonielle (shaku).
Estimation 4.000/5.000 Euros
Lot n° :164CHINE - Epoque JIAJING (1522 - 1566)
Tabouret de forme tonnelet en porcelaine décorée en bleu sous couverte d’un dragon à cinq griffes survolant les vagues écumantes et parmi les nuages, la partie supérieure ornée de réserves en forme de champignons décorées de chevaux galopant et fleurs stylisées. Le dessus orné de quatre lions jouant avec des balles de ruban, les côtés ornés de têtes de lions. (Fêlures). H. 35,5 cm
Estimation 8.000/10.000 Euros
Lot n° :168CHINE - Epoque KANGXI (1662 - 1722)
Couple de personnages français en porcelaine émaillée polychrome. L’homme vêtu d’une veste noire décorée de fleurs stylisées et d’une écharpe rouge ornée de nuages. Il est posé contre un rocher, le bras gauche tendu. Originalement, il devait tenant un tricorne dans sa main droite. La dame vêtue d’une jupe rouge ornée d’un dragon et d’une veste noire ornée de médaillons de phénix. Elle porte une coiffure à la Fontanges. (Restaurations, manques). H. homme 25 cm. H. dame 23,5 cm
Référence: Trois pièces similaires conservées au Peabody Essex Museum, Salem, et illustrées dans William Sargent, The Copeland Collection, Chinese and Japanese Ceramic Figures, Salem, 1991, pp 104-105; une paire au Victoria and Albert Museum, Londres, legs Basil Ionides Bequest (n°C.109-1963 et C.109A-1963); et une paire à Dresd dans la collection d’Auguste le Fort, reproduit dans La Maladie de Porcelaine…: East Asian porcelain from the collection of Augustus the Strong, Leipzig, 2001, pl. 22.; une paire reproduite dans Howard et Ayers, China For the West, Sotheby Parke Bernet, 1978, n°601, p.580; d’autres statuettes sont conservées au Musée Guimet et Musée Cernuschi.
Les modèles de ces figures occidentales dérivent vraisemblablement de gravures de Nicolas et Robert Bonnart (1637-1718 et 1652-1733), membres d’une importante dynastie parisienne d’éditeurs et graveurs établie rue Saint-Jacques, célèbre pour ses représentations de personnages de la cour et ses gravures de mode.
Le gentilhomme fait traditionnellement référence au Grand Dauphin, fils de Louis XIV, tandis que la figure féminine a été rapprochée de Madame de Maintenon ou de Madame de Montespan. Leurs costumes s’inspirent de la mode de la cour de France vers 1700. Plusieurs variantes de ces modèles sont connues, différant notamment par les gestes et les vêtements.
Produites à Jingdezhen au début du XVIIIe siècle, ces rares figures comptent parmi les premières représentations d’Occidentaux réalisées en porcelaine chinoise. Elles témoignent de manière particulièrement éloquente des échanges artistiques entre la Chine et l’Europe : le modèle européen y est librement réinterprété par les peintres chinois, on trouve notamment sur la veste de la femme des médaillons en forme de grues en vol et sur sa jupe des dragons.
Estimation 8.000/12.000 Euros