{"id":373,"date":"2013-12-14T14:11:11","date_gmt":"2013-12-14T13:11:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/v2\/shunga-ou-images-de-printemps\/"},"modified":"2022-11-05T10:22:47","modified_gmt":"2022-11-05T09:22:47","slug":"shunga-ou-images-de-printemps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/shunga-ou-images-de-printemps\/","title":{"rendered":"Shunga ou \u00ab images de printemps \u00bb"},"content":{"rendered":"<div id=\"droite\">\n<div style=\"text-align: center;\">\n<h2>Shunga ou \u00ab images de printemps \u00bb<\/h2>\n<\/div>\n<p>Le terme Shunga, \u00ab&nbsp;images de printemps&nbsp;\u00bb, rassemble dans un sens large l\u2019ensemble de l\u2019imagerie \u00e9rotique incluant les livres, les rouleaux et les estampes. Elle peut aussi \u00eatre d\u00e9sign\u00e9e par les termes de makura-e, \u00ab&nbsp;images sous l\u2019oreiller&nbsp;\u00bb ou par warai-e,&nbsp;\u00ab&nbsp;images pour rire&nbsp;\u00bb.<br \/>\nDans un sens plus usuel, les Shunga se pr\u00e9sentent sous forme d\u2019estampes r\u00e9alis\u00e9es par xylographie (gravure sur bois), technique existant au Japon depuis le VIII \u00e8me si\u00e8cle. La production de Shunga se d\u00e9veloppa du XVIIe au XIXe si\u00e8cle au Japon, principalement sous la p\u00e9riode Edo (1615-1867). Edo n\u2019a alors pas seulement une valeur temporelle, elle repr\u00e9sente une capitale dans laquelle se d\u00e9veloppe un quartier des plaisirs, Yoshiwara qui permet d\u2019\u00e9chapper momentan\u00e9ment \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019une grande rigueur et tr\u00e8s hi\u00e9rarchis\u00e9e.<br \/>\nC\u2019est ce quartier des \u00ab&nbsp;maisons vertes&nbsp;\u00bb qui inspire en partie les artistes d\u2019estampes \u00e9rotiques, support d\u2019\u00e9vasion gr\u00e2ce aux repr\u00e9sentations charnelles subjectives et l\u2019humour tr\u00e8s pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res shunga apparurent sous forme de livre \u00e0 Kyoto \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1650, et le premier livre \u00e9rotique sign\u00e9, en 1672 par Hishikawa Moronobu le premier ma\u00eetre transcendant de l\u2019ukiyo-e, \u00ab&nbsp;images du monde flottant&nbsp;\u00bb,&nbsp;\u00ab&nbsp;de la peinture du monde qui passe&nbsp;\u00bb dont le but est de satisfaire les plaisirs, de boire et de se divertir.<\/p>\n<p><a title=\"120\" href=\"\/images\/documentation\/shunga\/117_gr.jpg\" rel=\"lightbox[roadtrip]\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/documentation\/shunga\/117.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" vspace=\"10\" hspace=\"10\" align=\"right\"><\/a>Les images repr\u00e9sentent des sc\u00e8nes d\u2019amour de la vie quotidienne entre courtisanes et leurs clients, couples jeunes et vieux, domestiques, couples mari\u00e9s bourgeois ou aristocrates, animaux, dont l\u2019int\u00e9r\u00eat est de mettre en exergue les organes g\u00e9nitaux. Ainsi, l\u2019artiste fait ressortir les parties intimes en jouant avec le d\u00e9cor&nbsp;: les rideaux, les pagnes ou les jupons, qui mettent en valeur les corps nus et blancs par leurs motifs, mais aussi par le relief &nbsp;d\u2019un noir profond cr\u00e9\u00e9 par les contours du corps ou des organes sexuels r\u00e9sultant de la gravure.<br \/>\nLes sc\u00e9narios consistent souvent \u00e0 du voyeurisme par des adultes ou enfants, voir des animaux qui r\u00e9agissent physiologiquement \u00e0 la vue de l\u2019acte sexuel, imitant parfois les humains, ou par nous-m\u00eames, propre spectateur ressentis comme voyeur lorsque par exemple la femme semble nous fixer lors d\u2019une \u00e9treinte charnelle par provocation ou pour invitation. (cf estampe 120)<br \/>\nIl peut aussi s\u2019agir de sc\u00e8nes de viol en groupe ou par un homme seul, le violeur pouvant \u00eatre identifi\u00e9 par sa laideur certaine et sa grande pilosit\u00e9, il est alors souvent de classe inf\u00e9rieure. L\u2019ensemble de ces sc\u00e9narios concernent majoritairement les h\u00e9t\u00e9rosexuels, couples, un homme avec plusieurs femmes, plus rarement une femme avec deux hommes. Toutefois, il existe aussi des sc\u00e8nes homosexuelles entre hommes ou entre femmes qui sont beaucoup plus rares. Les sc\u00e8nes \u00e9rotiques masculines, se g\u00e9n\u00e9ralisent sous la p\u00e9riode Edo, durant laquelle les repr\u00e9sentations d\u00e9signent des hommes avec une diff\u00e9rence d\u2019\u00e2ge certaine. Ainsi, le jeune homme pas encore adulte devait \u00eatre passif (wakashu) et se soumettre \u00e0 son ain\u00e9 (nenja). &nbsp;Quant aux femmes, elles utilisent des substituts au phallus par l\u2019emploi de godemich\u00e9s (harikata), par exemple en ceinture (cf estampe 123).<a title=\"123\" href=\"\/images\/documentation\/shunga\/119_gr.jpg\" rel=\"lightbox[roadtrip]\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/documentation\/shunga\/119.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" vspace=\"10\" hspace=\"10\" align=\"left\"><\/a><\/p>\n<p>Les estampes \u00e9rotiques n\u2019\u00e9taient pas sign\u00e9es au nom des artistes mais par un pseudonyme en raison de la censure exerc\u00e9e sous la p\u00e9riode Edo et Meiji, sauf \u00e0 la fin du XVII e si\u00e8cle, lorsque la censure est moins importante. A la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle, la production de shunga fut tr\u00e8s importante sous toutes ses formes. Cependant, peu d\u2019\u0153uvres ont r\u00e9sist\u00e9 au temps. Les formats des shunga vari\u00e8rent en fonction des \u00e9poques selon les faveurs des \u00e9diteurs et des artistes. La demande de production de shunga semble constante au fil du temps malgr\u00e9 les diff\u00e9rentes \u00e9volutions, noir et blanc (Sumizuri-e), couleur, diff\u00e9rents formats ou supports et se trouve aliment\u00e9e particuli\u00e8rement par la classe extr\u00eamement ais\u00e9e des chonin (principalement des marchands) et reste li\u00e9e \u00e0 l\u2019environnement urbain.<br \/>\nDe nos jours, les shunga restent un sujet tabou au Japon, et demeurent interdites d\u2019exportation vers le Pays du soleil levant.<\/p>\n<div align=\"center\">copyright\u00a9Cabinet Portier<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Shunga ou \u00ab images de printemps \u00bb Le terme Shunga, \u00ab&#038;nb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1250,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-373","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-doc-peinture"],"blocksy_meta":{"styles_descriptor":{"styles":{"desktop":"","tablet":"","mobile":""},"google_fonts":[],"version":6}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/373","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=373"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/373\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1253,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/373\/revisions\/1253"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1250"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=373"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=373"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.portier-asianart.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=373"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}